Charles-Henri MICHEL

1817 - 1905

Artiste peintre

La famille MICHEL habitait Sorel-le-Grand.

 

En 1753, elle s’installe à Fins.

 

Joseph-Constant MICHEL et son épouse sont cultivateurs et ils ont trois enfants .

 

En 1826, M. Michel décède à 34 ans, Charles –Henri, né le 13 janvier 1817, a 9 ans. Sa jeune maman doit assurer la lourde tâche des travaux de la ferme et l’éducation de ses fils.

 

Document envoyé par Monsieur Charles-Henri Michel, petit fils du peintre en septembre 2011
Document envoyé par Monsieur Charles-Henri Michel, petit fils du peintre en septembre 2011

Petit clerc chez un avoué de Péronne pendant trois ans, Charles – Henri a déjà un goût prononcé pour le dessin. Sa mère l’encourage en lui donnant un jeune professeur, Jules Dufour, élève d’Auguste Dehaussy de Péronne. Bientôt admis au nombre des élèves du maître, il quitte son emploi. Il côtoie alors le poète et sculpteur Hector Crinon de Vraignes.

Auguste Dehaussy sera pour le jeune Charles-Henri un véritable père qui non seulement lui enseigne son art mais l’accueille comme un fils en sa demeure.

 

 

1835 : il étudie à Paris

1836 : « Intérieur d’atelier, l’artiste peignant » obtient une médaille d’argent à Amiens.

1837 : un concours organisé par la société des Amis des Arts de la Somme lui décerne le premier prix et achète le tableau primé « L’artiste malade »

 

1838 : il part à Anvers étudier la peinture flamande. Il peint « La Diseuse de bonne aventure » présentée en 1839 à la Société des Artistes français à Paris. Il passe maître dans l’art du portrait. Il va devoir maintenant travailler la composition. Il a besoin d’un atelier, mais ses moyens ne lui permettent pas de l’acquérir et il manque d’audace.

1847 : la fabrique de l’église Saint Jean lui achète « La compassion de la Vierge »

Sa maman décède.

La révolution de 1848 le maintient à Amiens jusqu’en 1854. Il réalise « Le baptême du Christ par Saint Jean » pour l’église de Péronne.

 

Portraitiste reconnu et prisé, Charles-Henri Michel est appelé par un député de la Somme pour faire le portrait de sa fille : Mademoiselle Célanie Harlé. Il sait lui plaire et le député ‘’ donna sa fille en mariage à ce fils de paysan qui avait par son travail, son talent et sa valeur personnelle vaincu les préjugés de son futur beau-père’’.

 

Le mariage est célébré à AIZECOURT-LE-HAUT le 5mai 1854. De cette union naîtront trois garçons : Auguste (1855), Félix (1856), Paul (1860).

 

La famille Michel habite Paris et son atelier se trouve au 18 de la rue de Varenne. Son épouse très pieuse, s’accommode du thème de prédilection de son époux qui se qualifie de ‘’ peintre d’Histoire et de Religion ‘’.

Il travaille à de grandes compositions religieuses comme le « Crucifiement » qui lui demandera plusieurs années de travail.

 

1855 : Il présente un pastel « Un ange de plus au ciel » à l’Exposition Universelle.

 

1859 : « Le crucifiement » est acheté par l’Etat, pour l’église de Péronne, « La Vierge aux anges ».

 

 

Pour se démarquer des peintres d’Histoire et de Religion qui s’inspirent du Nouveau Testament, il préfère illustrer l’Imitation de Jésus Christ qui lui convient mieux.

 

Salon de 1861 : « Conversation intérieure », « Entretien intérieur ».

 

1862 : « La Sainte communion » acheté par le musée du Luxembourg.

 

Le 7 février 1864, son épouse meurt, c’est un choc douloureux pour toute la famille.

 

1865 : Il reprend sa palette pour « Jésus source de vie », acheté par le Musée d’Amiens.

 

1867 : une médaille hors concours pour « Le renoncement », acheté par le musée de Varzy (Nièvre)

 

1868 : « L’Exilé de la patrie céleste » acquis par le musée d’Orléans.

 

1869 : « Au pied de la croix »

 

1870 : « La conversation de Saint-Augustin » acheté par le musée d’Amiens.

La guerre fait éclater la famille entre Bagnères de Bigorre et Dinan avant de rejoindre Paris et l’atelier de la rue de Varenne.

 

 

Charles-Henri Michel a encore quelques commandes de l’Etat, mais ce sont les portraits qui lui permettent de vivre. C’est une période féconde.

Il expose « Madeleine pénitente » au musée de Péronne (1872)

« Le Christ au jardin des oliviers » (1873)

« Laissez venir à moi les petits enfants » acquis par la ville de Paris pour l’église des ‘’Blancs-Manteaux,

« La source » (1874),

« L’hiver »,« Le Christ en croix » commande de l’Etat pour le Tribunal de Péronne,

« Les cendres », « La communion » (1876),

« Baigneuse », « Méditation de la mort » (1877)

« La patience », « L’humilité » (1878)

                        Tout au long de cette période, il poursuit l’œuvre de sa vie « L’imitation de Jésus-Christ » comme une ‘’prière qui en le rapprochant de Dieu, le mettait en communion avec sa chère disparue’’, alors que ses enfants menaient une vie studieuse.

 

 

                        Chacune des vingt-cinq années qui suivent participera à l’accomplissement de son œuvre.

« Jésus, la voie, la vérité, la vie » (1879).

« La Glorification », « L’Elu » (1880)

« La tentation », « Le Christ au tombeau » (1881)

« Les humiliations du Christ » (1883)

« La prière » Salon de 1887

Trois portraits en 1888

« Le trio » (1889)

Un portrait et la décoration de l’église d’Orsay (1890)

« Le manteau de la Vierge » (1891)

« Le Christ en croix » (1892)

Des portraits en 1893

« Vision de Sainte Thérèse » (1895)

« La dernière communion de Jeanne d’Arc » (1899)

 

En 1900, il envoie son autoportrait daté de 1995 et l’année suivante « La remise de l’étendard ».

Attaché à sa terre picarde, il participe aux réunions des Rosati et reçoit en 1901 ‘’la Rose’’ destinée aux artistes membres les plus méritants.

Ensuite ce sera « Les orphelines » (1902) et « Salva Regina » (1903).

                       

                        « Ecce Home » (1904) sera son dernier tableau exposé.

Le 6 janvier 1905, alors qu’il avait pris froid dans son atelier le lendemain de Noël, une grippe l’enlève en quelques jours et il rend son âme à Dieu en son domicile rue Lecourbe.

 

 

« Douleur et labeur, conscience et humilité » telle aurait pu être sa devise.

 

 

 

Ce document a été réalisé dans le cadre des journées du patrimoine pour les communes de FINS, SOREL et HEUDICOURT en septembre 1994.

Cette bibliographie détaillée de Charles-Henri Michel a pu être réalisée grâce à l’aide de son petit fils : Monsieur Pierre Michel. Nos plus sincères remerciements.

 

Vous trouverez des dessins,sculptures et tableaux sur le site gouvernemental :

 http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=REPR&VALUE_98=%20Michel%20Charles%20Henri&DOM=All&REL_SPECIFIC=3

 

ou le site de son petit-fils

 

http://ckenb.blogspot.fr/2010/07/paintings-by-artist-c-h-michel-1817.html

 

ou le site du CRDP de Picardie :

http://crdp.ac-amiens.fr/idp/page7/files/1052d4d386264c88f2fdc724a54f8d1c-168.html